Chapter 1
Avant-propos — Le théâtre, histoire du 6e art
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Né dans la Grèce antique pour célébrer le culte de Dionysos, le théâtre connaît l'apogée des premières grandes tragédies. Discipline exclusivement réservée aux hommes, le théâtre a surtout une fonction cathartique, et donc destinée à expier les passions humaines. Le jeu et la représentation sur scène en ont été les moyens. Ce n'est qu'au début de l'ère romaine que se développent le mime et la farce, diversifiant un peu plus les registres des pièces. De même, un changement dans les costumes s'opère : le port traditionnel du masque change au profit du maquillage.
Le théâtre disparaît des mœurs de la société occidentale avec l'essor du christianisme. Ce dernier critique violemment cette discipline, de ce fait seuls les mystères sont connus à l'époque du Moyen Âge. Il faudra attendre la Renaissance pour que le théâtre réapparaisse progressivement et renoue avec l'âge d'or de l'Antiquité. Les tragédies de Térence et Sénèque sont remises au goût du jour et vient le Grand Siècle, marqué par les œuvres prodigieuses de Molière. L'influence de Shakespeare avait déjà, un siècle plus tôt, réanimé le théâtre en Angleterre, mais ce n'était que le début d'un long nouveau souffle.
L'apparition du Romantisme au XIXe siècle modifie le genre théâtral avec la création des drames bourgeois et des drames romantiques. Les noms d'Hugo et de Musset sont alors connus du grand public. L'entrée dans le XXe siècle, marqué par les deux guerres mondiales, influence le théâtre de façon pessimiste avec des pièces déstructurées. On peut ici citer les noms de Beckett ou encore Ionesco dont les pièces sont qualifiées d'absurdes. En parallèle de ce type de théâtre se développe une nouvelle façon de pratiquer le théâtre : le spectacle de rue. Le XXe siècle, c'est aussi le renouveau qu'apporte Jean Vilar avec le Festival d'Avignon. Le théâtre se démocratise de plus en plus.